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Audrey Arnould-Mortier

CV artistique

Audrey Arnould-Mortier, née le 1er janvier 1978, vit et travaille à Montmirail, dans la Marne.

Diplômée de l'école d'art Gérard Jacot à Belfort en 1999, elle exerce d'abord comme graphiste et plasticienne avant de développer, sous le nom AAM, une pratique artistique personnelle à l'encre de Chine et au marqueur alcool. Sa formation ultérieure en art-thérapie, obtenue en 2025, nourrit directement son travail de peintre : une attention fine portée à ce que la forme donne à voir de l'intériorité.

Son travail s'inscrit dans une veine contemporaine proche de l'art brut, avec une dimension parfois psychédélique, où l'abstraction et la figuration se répondent sans jamais se fixer. Ses œuvres sont diffusées sur Saatchi Art et KAZoART, et présentées en galerie.

Démarche

Je travaille à l'encre de Chine et au marqueur alcool, deux médiums qui ne pardonnent rien et qui m'obligent à rester dans le geste, sans repentir possible. C'est ce que je cherche : une trace qui garde la vitesse de la pensée au moment où elle se forme.

Mes images naissent presque toujours du même endroit, entre une forme reconnaissable et quelque chose qui lui échappe. Un visage se déforme, un motif se répète jusqu'à devenir autre chose. Je ne pars pas d'un projet fixé à l'avance. Je pars d'une tension, et je la suis.

Ce que je peins, ce sont des mondes intérieurs. Pas au sens d'une illustration de l'émotion, mais comme une cartographie, un territoire qu'on dessine sans savoir exactement où il mène. Mon passage par l'artthérapie m'a appris à quel point une forme peut porter ce que les mots ne disent pas encore. C'est cette porte d'entrée que j'essaie de garder ouverte dans chaque toile.

Note d'intention

Ce travail explore la frontière entre figuration et abstraction comme lieu même de l'expression psychique. Chaque pièce fonctionne comme une carte d'un état intérieur, jamais totalement lisible, jamais totalement opaque. Cette démarche rejoint la ligne éditoriale de votre galerie tournée vers la psychologie : je m'y reconnais directement, dans cette idée que l'art peut donner forme à ce qui, autrement, resterait informulé.

Ma double formation, plasticienne puis art-thérapeute, me donne un rapport particulier à cette question. Je ne peins pas pour illustrer un savoir clinique. Je peins parce que le geste précède la compréhension, et que c'est souvent après coup, en regardant la toile, que le sens apparaît.

Présenter ce travail au sein d'un lieu qui affirme vouloir dépasser les limites de l'art actuel me semble une occasion naturelle de le confronter à un regard extérieur.